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Carl Gustav Jung
-Celui qui a découvert l’inconscient aux côtés
de Sigmund Freud ?
-L’homme qui a dressé la première cartographie
de notre monde intérieur, à l’image
des premiers géographes ?
-Celui qui a éclairé les grands événements
de notre histoire en les reliant à notre d'aujourd'hui
?
-Celui qui a donné à l’homme les clefs
pour que celui-ci retrouve le sens de sa vie ?
Voici quelques éléments de réponse
...
Fils de pasteur, Carl Gustav Jung est né le 26 juillet
1875 à Kesswil, au bord du lac de Constance en Suisse.
Ses années au collège de Bâle l’ont
conduit à s’intéresser aux sciences
naturelles, à la philosophie, à la religion.
Son père meurt en 1896, il se retrouve seul avec
sa mère et sa sœur et se pose pour lui la question
de la poursuite de ses études. Il connaît une
période de grande pauvreté, mais finalement
réussit à entreprendre des études de
médecine. Son intérêt pour les données
biologiques et les données spirituelles le conduit
à choisir la psychiatrie.
En 1900, il devient assistant à la clinique psychiatrique
de l’université de Zurich (le Burghölzli).
Ses années d’apprentissage lui permettent de
mieux comprendre l’univers des malades mentaux. C’est
à ce moment là qu’il découvre
les travaux publiés par Sigmund Freud. Les recherches
faites par Freud au niveau de l’hypnose et du rêve
aident Jung à aborder l’univers étrange
des hôpitaux psychiatriques. La première rencontre
entre les deux hommes a lieu en février 1907. Très
vite des divergences apparaissent, elles se confirment en
1909, date à laquelle ils firent un voyage commun
aux Etats-Unis, invités par la Clark University (Worcester,
Mass.). Au début des années dix, les deux
hommes se séparent. Jung traverse alors un période
de profonde solitude, confronté à son propre
inconscient. Il sort de cette crise en 1918 et alors commence
pour lui toute une série d’études et
de publications, autant de jalons pour baliser les territoires
inconnus qu’il vient de découvrir.
Il se marie en 1903 avec Emma Rauschenbach, a cinq enfants
et construit une maison où il s’installe définitivement
dès 1909 à Kusnacht (à quelques kilomètres
de Zurich, sur le bord du lac de Zurich). En 1923 Jung achète
un terrain sur la commune de Bollingen, à une trentaine
de kilomètres de son domicile (au bord du lac également).
Il y construit une simple tour, lieu de refuge, de méditation,
qui après plusieurs modifications, finit au fil des
ans par devenir un véritable lieu de vie à
l’écart et à l’abri du monde extérieur
(en particulier de son travail journalier auprès
de ses patients).
Ses découvertes l’obligent à s’intéresser
à nos racines occidentales, à tous les courants
de pensée. Il réhabilite le monde chrétien,
l’alchimie, il étudie de très près
le monde oriental. Sa culture est immense. Il entreprend
toute une série de voyages, il découvre des
hommes peu touchés par la civilisation, vivant entre
deux mondes (Inde, Afrique du Nord, tribus du Kenya, Indiens
en Arizona, au nouveau Mexique).
Dès 1936, il décrit dans l’un de ses
livres le danger que fait courir l’Allemagne avec
une foule de détails malheureusement prophétiques,
reliant l’histoire de ce pays aux mythes sous-jacents
qui l’animent. Son œuvre est condamnée
par les Allemands, il ne peut rien faire pour éviter
le conflit mondial et il doit sa survie au seul fait d'habiter
en Suisse.
En 1944, il est victime d'un infarctus, c’est là
qu’il fait l’expérience du passage de
la vie vers la mort dans sa première phase. Une force
invisible l’oblige à "revenir sur terre".
Il publie alors toute une série d’ouvrages
qualifiés de majeurs. En 1945, il fonde la société
Suisse de Psychologie pratique et en 1948 l'Institut qui
porte son nom (à Zurich).
Il écrit jusqu’à la fin de sa vie, témoin
de l’homme, des difficultés de son temps. Il
meurt le 6 juin 1961 à Kusnacht.
Liste des ouvrages de Carl Gustav
Jung
Aïon
: études sur la phénoménologie du Soi
 |
Le processus d'individuation vécu
et décrit par C.G. Jung constitue l'axe de la
psychologie des profondeurs. Il aboutit à la
réalisation d'une totalité psychique transcendant
le moi et dénommée Soi, rassemblant en
elle les contraires et offrant empiriquement les caractéristiques
du « dieu intérieur » de la philosophie
éternelle. Aïon étudie le Soi dans
son rapport avec l'Homme-Dieu chrétien.Le Christ
lumineux est confronté dès l'origine avec
sa contrepartie obscure, l'Antéchrist, dont le
règne doit précéder le retour du
Seigneur ou Parousie. L'association des deux contraires
se rencontre dans le signe zodiacal des Poissons. |
Le poisson est historiquement l'un des premiers
symboles du Christ. Le signe des Poissons gouverne l'ère
(aïon) chrétienne et désigne le «
le grand mois » platonicien suivant celui du Bélier
et auquel doit succéder l'âge du Verseau.
Le survol de deux millénaires chrétiens révèle
des correspondances (synchronicités) que l'on pourrait
être tenté d'interpréter comme le passage
de l'ère du Christ à celui de l'Antéchrist,
parallèlement au déplacement du point vernal
de l'un à l'autre des Poissons. Des prédictions
explicites d'astrologues de la Renaissance, dont l'illustre
Nostradamus, projettent une lumière curieuse sur
la présence de telles préoccupations dans
l'esprit occidental.
Jung étudie le symbolisme du poisson et celui du
Soi en s'appuyant sur des documents émanant des gnostiques
et de leurs successeurs, les alchimistes. Il considère
les uns et les autres comme des psychologues avant la lettre,
qui ont refusé les limites du dogme pour demeurer
fidèles aux données de l'expérience
intérieure. C'est pourquoi il voit en eux les ancêtres
de sa psychologie des profondeurs. (4eme de couverture)
(Traduction par Etienne Perrot et Marie-Martine Louzier-Sahler,
éditions Albin Michel, 332 pages).
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Aspects
du drame contemporain
 |
« Des temps aussi foncièrement
troublés que notre époque - avec ses
passions politiques déchaînés,
ses chambardements d'États et de frontières
qui frisent au chaos, sa conception des choses ébranlée
jusque dans ses fondements - influencent si puissamment
les décours psychiques de l'individu que le
médecin se voit contraint d'accorder une attention
accrue aux interférences suscitées dans
l'âme de ses patients par les contingences de
l'actualité ».
Dans ce contexte C.G. Jung a regroupé dans
cet ouvrage plusieurs textes publiés à
des époques différentes :
|
1928 : Signification de la ligne Suisse dans
l'analyse spectrale de l'Europe.
1936 : Wotan, l'ancien dieu de la tempête et de l'ivresse
resurgit - témoignage bouleversant des forces
qui vont se révéler destructrices - à
l'œuvre dans l'âme du peuple allemand.
1945 : Après la catastrophe.
1958 : La conscience morale d'un point de vue psychologique.
(Traduction par Roland Cahen, éditions Georg, 268
pages).
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C.G.
Jung parle
 |
Rencontres et interviews réunis
par W. Mc Guire et R.F.C. Hull
Bien que Jung se décrivit lui-même comme
un « introverti de type pensée-intuition
», il donna, au cours de sa longue vie, de nombreuses
interviews et tous ses visiteurs gardent le souvenir
d'un homme disert, amical et très souvent plein
d'humour. Ce livre, à travers plus de cinquante
récits de conversations les plus diverses,
tente de saisir sa personnalité et son esprit
: on y trouve des interviews pour les journaux, la
radio, la télévision, un grand film
didactique, ou encore les souvenirs de ses patients,
élèves, collègues et visiteurs
célèbres tels que Mircea Eliade, Alberto
Moravia, Charles Lindbergh, Miguel Serrano, etc
|
. Ces récits s'entendent de la jeunesse
estudiantine de Jung jusqu'à sa mort et abordent
des sujets de variété infinie. On peut y suivre,
sur une période de soixante-dix années d'une
histoire extérieure plus que mouvementée,
le cheminement d'un « homme à la découverte
de son âme », dispensant à l'envi
les trésors rapportés de sa plongée
dans les profondeurs, et transmettant, à ceux qu'à
leur tour appelle le destin, le rameau d'or qui leur permettra
d'entreprendre le « voyage intérieur ».
(4eme de couverture)
(Traduction par Marie-Martine Louzier-Sahler et Benjamin
Sahler, éditions Buchet Chastel, 368 pages).
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Commentaire
sur le Mystère de la Fleur d'Or
 |
Le Mystère de la Fleur d'Or est
un traité alchimique chinois taoïste, que
le missionnaire protestant Richard Wilhelm a fait connaître
à Jung en 1928. Celui-ci dans son commentaire
publié en Allemagne l'année suivante,
formule l'aspiration moderne à la conscience
totale, dans une langage à la fois traditionnel
et accessible à l'Européen du xxe siècle.
Il peut ainsi être regardé comme le «
restaurateur de la Voie occidentale ».Nous mettons
aujourd'hui ce commentaire à la disposition du
public français, en l'accompagnant des dessins
de Jung représentant les « quatre stades
de la méditation »,ainsi que des «
exemples de mandalas européens » sélectionnés
par lui. |
Nous présentons ensuite une traduction
du discours que Jung fit à la mémoire de Richard
Wilhelm l'année où ce dernier mourut (1930),
et enfin la remarquable préface du Yi-King (1950).
(extrait 4eme de couverture)
(Traduction par Etienne Perrot, éditions Albin Michel,
148 pages).
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Correspondance
1906 - 1940
 |
A travers des lettres qui vont en se multipliant
au fur et à mesure que Jung avance en âge,
que ses théories s'affirment et s'affinent dans
un seul et même mouvement, que son influence progresse
à travers le monde entier, nous assistons comme
en direct à l'élaboration de ses idées,
nous partageons ses interrogations, nous suivons ses
avancées et ses reprises, bref nous vivons son
travail à ce point privilégié où
nous avons l'impression de le saisir souvent à
sa source.
Jung, en effet, est bien plus libre dans sa correspondance
que dans ses ouvrages "officiels", il n'y
recule parfois devant aucune hypothèse - quitte,
s'il le faut, à l'abandonner plus tard - et s'explique
sans détour sur ce peuvent être les noeuds
et les difficultés de sa théorie. |
Si on ajoute que ses correspondants sont
souvent parmi les plus prestigieux, comme Wolfgang Pauli,
le prix Nobel de physique, Pascual Jordan, l'un des fondateurs
de la physique quantique, Erich Neumann, Henri Zimmer, Hermann
Hesse ou Richard Wilhelm, on s'aperçoit à
quel point il s'agit là de documents exceptionnels.
(extrait 4eme de couverture)
(Traduction par Josette Rigal et Françoise Périgaut,
éditions Albin Michel, 394 pages
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Correspondance
1941 - 1949
 |
Le premier tome de la correspondance de Jung s'arrêtait
à la fin de 1940, alors que l'Europe, et bientôt
le monde entier, sombrait dans la tempête de l'Histoire.
Dans ce second volume, tandis que l'espérance
revient peu à peu, on voit Jung approfondir sa
quête, tant quant à la signification de
l'alchimie pour l'inconscient que quant à la
fonction religieuse de ce dernier.
Après la rupture avec Freud, après l'affirmation
de sa propre théorie (des Types psychologiques
au Commentaire sur le mystère de la Fleur d'Or),
puis sa consolidation avant-guerre, le voici maintenant
en route dans un mouvement qui va bientôt le faire
déboucher sur le dernier état de sa pensée
- |
à la fois le plus audacieux, le plus
érudit et le plus rigoureux. C'est à cette
gestation que nous assistons ici, dans des entretiens multiples
avec des correspondants de tous les horizons, de toutes
les nationalités, de toutes les disciplines : de
l'analyse proprement dite à la théologie,
l'ethnologie, la physique ou l'histoire des religions.
Un livre indispensable pour comprendre tout un pan de l'histoire
des idées au milieu de notre siècle. (4eme
de couverture)
(Traduction par Françoise Périgaut et Claude
Maillard, éditions Albin Michel, 340 pages
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Correspondance 1950
- 1954
 |
En 1950, Jung atteint ses soixante-quinze
ans. C'est aussi le moment où, après les
années d'approfondissement, en particulier du
symbolisme alchimique, sa pensée en arrive à
sa dernière efflorescence et où Jung débouche
sur certaines de ses oeuvres majeures, que ce soit le
Mysterium Conjunctionis, La Synchronicité ou
la Réponse à Job.
Durant ces années 1950 - 1954, le penseur, le
psychologue, l'homme Jung se réunissent indissociablement
pour produire des thèses qui éclairent
rétrospectivement ses études antérieures
et en donnent de ce fait comme l'orientation fondamentale. |
Mêlant intimement l'audace de la pensée,
une érudition quasi sans faille, l'expérience
du clinicien, la rigueur du théoricien, ces thèses
sont toutefois si neuves par rapport à son temps
qu'elles font parfois scandale.
Cette correspondance en porte le témoignage aigu.
Dans ses lettres à Henry Corbin, Hermann Hesse, Charles
Kerényi, Erich Neumann ou au théologien Victor
White, on voit Jung expliquer et ré-expliquer sans
cesse ce qu'il a vraiment voulu dire, au-delà des
malentendus et des lectures réductrices - en même
temps qu'il maintient d'une façon intransigeante
ses points de vue, qu'il a mis près d'un demi-siècle
à élaborer dans leur dernière version.
Et ce n'est pas le moindre mérite de cette correspondance,
au ton souvent si libre, que de nous faire voir Jung par
lui-même et de nous livrer ainsi, d'une certaine manière,
le "vrai" Jung. (4eme de couverture)
(Traduction par Claude Maillard et Christine Pflieger Maillard,
éditions Albin Michel, 305 pages).
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Correspondance 1955
- 1957
 |
En 1955, l'œuvre de Jung, maintenant
âgé de quatre-vingts ans, est en majeure
partie achevée. Excepté son autobiographie
- texte paru sous le titre allemand particulièrement
significatif de Souvenirs, rêves et pensées
-, il n'écrira plus de textes importants.
Il vient de terminer le deuxième tome de Mysterium
conjunctionis, son livre capital sur l'alchimie, mais
l'événement déterminant de cette
année est le décès de sa femme
Emma, dont il dira dans Ma vie : "Tout ce qui s'éclaira
en cette occasion à mes yeux m'avait prodigieusement
arraché à moi-même.. |
" Désormais, il marchera les yeux ouverts
vers sa propre mort, dans un dialogue sans concessions avec
un inconscient qui ne connaît pourtant pas de limitation
dans l'espace et dans le tempsA cette époque, sa
santé se montre de plus en plus chancelante. Pourtant,
il poursuit sa correspondance avec une disponibilité
extrême, répondant quasiment à chacun,
du plus illustre à l'inconnu. Dans un effort constant
de s'expliquer sur l'originalité de sa psychologie,
il n'a de cesse de replacer ses idées dans une perspective
historique, seule capable d'en déterminer la genèse.
Lire ce nouveau tome de la correspondance de Jung, ce n'est
pas seulement pénétrer le monde de ses pensées,
caractérisé par des efforts de clarté,
une volonté de témoigner et une recherche
de la vérité incessants ; c'est également
recevoir une très profonde leçon d'humanité.
(4eme de couverture)
(Traduction par Claude Maillard , éditions Albin
Michel, 305 pages).
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Correspondance 1958
- 1961
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Au début de 1958, date où
commence ce dernier volume de sa correspondance, Jung
n'a même plus trois ans à vivre, et il
a vu disparaître les membres les plus proches
de sa famille et ses plus anciens amis. Quelle que soit
l'affection que lui portent Ruth Bailey qui s'occupe
quotidiennement de lui, Aniela Jaffé avec qui
il a composé Ma vie ou sa principale élève
Marie-Louise von Franz, il est entré dans cette
solitude dont il disait, voici déjà des
décennies, qu'elle était une attitude
et un devoir spirituels.Il se dirige vers sa mort -
cette mort que ses rêves de 1944 lui ont révélée
comme union mystique ; |
cette mort à quoi préparait tout son processus
d'individuation ; cette mort où, selon lui, la psyché
ne disparaît peut-être pas puisqu'elle se trouve
"au delà du temps et de l'espace" et à
l'approche de laquelle il faut pourtant se conduire comme
si l'on était immortel.
Malgré tous les efforts qu'elle lui coûte,
on est stupéfait de l'activité épistolaire
qu'il continue à déployer afin de s'expliquer
encore et toujours sur sa conception de la psychologie ou
d'émettre sans cesse de nouvelles hypothèses.
Leçon bouleversante que celle de ce vieillard qui
accepte profondément son destin sans jamais en rabattre
sur sa dignité d'être homme : c'est que la
psychologie n'est pas seulement une science pour Jung, elle
est aussi une éthique et une manière de vivre
et de mourir. (4eme de couverture)
(Traduction par Alix Gaillard-Dermigny et Christian Gaillard
, éditions Albin Michel, 272 pages).
Correspondance 1932-1958
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On savait déjà que Wolfgang
Pauli, l'un des plus grands physiciens de ce siècle
et prix Nobel en 1946, avait suivi dans les années
trente une cure analytique avec l'un des élèves
de Carl Gustav Jung, cure dont la série de rêves
a été étudiée par Jung lui-même
dans Psychologie et Alchimie.
Ce que l'on savait moins jusqu'ici, et que l'on découvre
avec jubilation dans ce livre, c'est que les relations
avec Jung se sont étalées sur un quart
de siècle, jusqu'à la disparition de Pauli
en 1958.C'est donc à l'échange entre deux
géants de ce siècle que nous assistons
ici, |
dans l'effort de chacun pour comprendre le domaine de
l'autre afin d'enrichir et d'approfondir sa propre réflexion
: le but avoué étant de découvrir ce
point d'unité dans le réel où la connaissance
scientifique objective de la nature à travers ses
règles et ses lois et la connaissance intérieure
de la psyché et des manifestations de l'inconscient
trouveraient une source ou une structure communes.
Ainsi voit-on apparaître le concept révolutionnaire
de synchronicité, Pauli s'intéresser à
l'alchimie ou aux philosophies néo-platoniciennes,
Jung s'initier à certaines conceptions de la physique
moderne, dans une recherche à deux voies, complémentaire
et réciproque, qui représente au total l'une
des entreprises scientifique et philosophique les plus originales
et les plus audacieuses de notre siècle. (4eme de
couverture)
(Traduction par Françoise Périgaut, éditions
Albin Michel, 384 pages).
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Dialectique
du moi et de l'inconscient
 |
La confrontation avec l'inconscient passe
par l'étude des rêves et des fantasmes.
Ceux-ci nous renseignent sur l'attitude de notre "moi"
mais également sur la dynamique de l'inconscient.
Jung distingue l'inconscient personnel (matériaux
refoulés, éléments qui appartiennent
à la vie du sujet mais qui sont passés
provisoirement en dessous du seuil de la conscience)
et l'inconscient collectif, commun à l'ensemble
des hommes. Les archétypes qui sous tendent l'inconscient
collectif ne sont pas des représentations héritées,mais
des structures |
préformées de notre psychisme
capables d'animer les matériaux qui composent la
vie d'un individu. Jung rappelle que «la vie
psychique, dans son processus évolutif - comme tout
processus d'ailleurs -, n'est pas simplement un déroulement
conditionné de façon causale ; elle est aussi
une démarche orientée vers une certaine fin,
à laquelle elle tend ; la vie est aussi finalité».
Au cours de la prise de conscience des matériaux
inconscients deux attitudes contradictoires prévalent
généralement : d'un côté il y
a ceux qui prétendent tout connaître, de l'autre
tous ceux qui se sentent écrasés par les contenus
de l'inconscient (avec entre les deux toute une gamme de
nuances). La partie est difficile «car il s'agit du
rapprochement et de la fusion de deux sphères qui
jusque-là étaient anxieusement maintenues
séparées l'une de l'autre, la sphère
inconsciente et la sphère consciente». La nature
humaine est composée de beaucoup d'ombre.
Jung rappelle que «l'individu n'est pas seulement
un être particulier et isolé de façon
absolue mais aussi un être social. [...] Chaque être
humain vient au monde avec un cerveau hautement différencié,
qui le rend apte à une vie mentale très riche
et très variée, avec des possibilités
de fonctionnement mentaux qui ne sauraient procéder
ni dans leur acquisition ni dans leur développement
de l'ontogénie».
Le Moi conscient s'identifie tout d'abord avec la persona.
A l'origine la persona désignait le masque que portait
le comédien et qui indiquait le rôle qu'il
jouait. Ce masque fait penser aux autres et à soi-même
que notre être est individuel : il n'en est rien,
il s'agit d'un simple artifice, un compromis. L'identification
aux diplômes, au rôle social, au titre honorifique
sont autant d'éléments qui participent à
la constitution de la persona.
La désidentification d'avec la persona expose l'individu
aux contenus de l'inconscient ; c'est une phase critique.
Jung nous dit : «l'énergie de l'inconscient
ne peut être soustraite à celui-ci que
très partiellement : en effet, il reste toujours
actif et efficace, pour l'excellent motif qu'il renferme
et constitue lui-même la source de la libido dont
émanent les éléments psychiques qui
font notre vie. [...] Personne ne peut retrancher arbitrairement
de l'inconscient la force agissante et créatrice».
La voie de l'individuation permet à un être
de devenir réellement ce qu'il est au plus profond
de lui-même : il s'agit de la réalisation du
Soi. Jung écrit : «L'individuation n'a d'autre
but que de libérer le Soi, d'une part des fausses
enveloppes de la persona, et d'autre part de la force suggestive
des images inconscientes». Il s'agit d'un processus
spontané, qui se déroule en chaque homme,
la plupart du temps de manière souterraine.
L'anima (l'animus chez la femme) s'oppose à la persona.
Chez l'homme, l'anima est projetée sur la personne
d'une femme, qui se voit attribuée alors toute une
série de qualités, qui en réalité
appartiennent au sujet. Chez la femme les choses se présentent
sous un jour différent, l'animus «est quelque
chose comme une assemblée de pères ou d'autres
porteurs de l'autorité, qui tiennent des conciliabules
et qui émettent ex cathedra des jugements "raisonnables"
inattaquables».
Une véritable confrontation - explication - avec
l'inconscient est nécessaire. De nombreux exemples
à l'appui, Jung nous livre «les techniques
de la différenciation», en particulier la prise
en compte des matériaux issus du monde des rêves
et des fantasmes.
Le dernier chapitre de ce livre nous donne un aperçu
du centre de notre personnalité, le Soi : «Ce
quelque chose qui est tout nous-même, nous est à
la fois si étranger et si proche qu'il nous reste
inconnaissable ; tel un centre virtuel d'une complexion
si mystérieuse qu'il est en droit de revendiquer
les exigences les plus contradictoires, la parenté
avec les animaux comme avec les dieux, avec les minéraux
comme avec les étoiles, sans même provoquer
notre étonnement ni notre réprobation. Ce
fameux quelque chose exige tout cela et nous n'avons rien
en main qui nous permettrait de nous opposer légitimement
à ses exigences, dont il est même salutaire
d'écouter la voix».
(Traduction Roland Cahen, éditions Gallimard, 288p).
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Essai d'exploration
de l'inconscient
 |
En 1959, lors d'une interview à
la télévision britannique (BBC) réalisée
par John Freeman, Jung parla de sa vie, de son oeuvre,
de ses idées. Il reçut de très
nombreuses lettres écrites par un public non
spécialiste, séduit par la qualité
de sa présence, par son humour, par sa modestie.
Un peu plus tard Jung rêva « qu'au lieu
de parler, assis dans son bureau, avec les grands docteurs
et les psychiatres qui venaient le voir du monde entier,
il se trouvait sur une place publique, et s'adressait
à une foule qui l'écoutait avec une profonde
attention, et comprenait ce qu'il disait ... ».
Ce fut l'un des événements qui marqua
la naissance de ce livre. |
Ce texte, l'un des derniers écrit par Jung, est
intégré dans le livre collectif « L'homme
et ses symboles ». Il donne l'exemple de l'importance
que Jung accordait à ses rêves. Il nous renseigne
sur le devenir de la conscience : « l'homme
[...] n'est devenu conscient que graduellement, laborieusement,
au cours d'un processus qui s'est prolongé pendant
des siècles innombrables, avant d'arriver au stade
de la civilisation [...]. Et cette évolution est
loin d'être achevé car de vastes régions
de l'esprit humain sont encore entourées de ténèbres.
(Editions Gallimard, collection folio « essais »,
181 pages).
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Essai sur la symbolique
de l'esprit
 |
Les Essais sur la symbolique de l'esprit
viennent clore la trilogie entamée par La Vie
symbolique ; Psychologie et vie religieuse puis L'Âme
et le Soi : Renaissance et individuation, dernier cycle
des publications de Jung quant à la fonction
religieuse de l'inconscient. On y trouvera deux textes
parmi les plus importants de C.G. Jung, celui sur l'Esprit
Mercure d'une part, celui sur l'interprétation
du dogme de la Trinité de l'autre. A travers
ces deux études, en effet, l'une principalement
fondée sur la figure du spiritus rector de tout
travail alchimique,l'autre sur l'un des mystères
centraux de la révélation chrétienne, |
Jung dévoile les fondements les plus certains de
sa position envers les phénomènes religieux
: ni approbation béate comme on l'a cru souvent,
ni croyance en une sorte de sacré nébuleux
auquel il suffirait de s'abandonner pour goûter aux
extases de l'äme. Au contraire.
Comme Walter Otto l'avait bien fait ressortir, toute "manifestation
sacrée" est à double tranchant et si
l'imago Dei peut s'y donner à voir, c'est tout autant
la puissance du Mal que l'on peut y découvrir. D'où
l'exigence de tout un travail intérieur, d'une ascèse
à proprement parler, que guide la lumière
de la raison, sous peine de tomber dans l'aliénation
de soi-même et, à la limite, par submersion
sous l'inconscient, dans la psychose. (4eme de couverture)
(Traduction par Alix et Christian Gaillard et Gisèle
Marie, éditions Albin Michel, 321 pages).
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Introduction à
l'essence de la mythologie (C.G. Jung /
C. Kerényi)
 |
Les études de Carl Gustav Jung et Charles Kenéryi
réunies dans ce livre apportent de nombreux matériaux
nouveaux ou peu connus, qui contribuent à une
meilleure connaissance de la pensée mythologique,
ce mode d'expression commun à toute l'humanité.
Malgré leurs variations infinies dans le détail,
les réactions de la pensée mythologique
présentent une uniformité de base qu'étudie
Charles Kerényi. C.G. Jung complète ces
études par des observations faites sur la pensée
inconsciente des contemporains, dont il a souligné
la parenté dans nombre de ses travaux. |
Les deux textes « L'enfant divin » et «
La jeune fille divine » qui figurent dans cet ouvrage
« sont destinés plutôt à servir
d'exemples d'une méthode, qu'à être
traités d'une façon exhaustive » précise
Charles Kerényi.
(Extrait 4eme de couverture)
(Éditions Petite Bibliothèque Payot, 251 pages).
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La guérison
psychologique
 |
Ce livre est composé de plusieurs
textes ayant pour thème « la guérison
psychologique » :
1.Qu'est ce que la psychothérapie ? (Gravité
de la maladie appelée "névrose").
2.Médecine et psychothérapie (Des particularités
de l'examen du malade).
3.Les problèmes de la psychothérapie moderne
(Les quatre plans d'action psychothérapeutique).
4.De la nature des rêves.
5.Psychothérapie pratique (Les séries
oniriques et le thématisme psychologique).
6.Moyens et buts de la psychothérapie (Le dessin
comme facteur de l'auto-évaluation de l'être). |
7.Des méthodes suggestives à la psychanalyse.
8.L'opposition entre Freud et Jung.
9.La névrose et l'auto-régulation psychologique.
10.Des images parentales au totalitarisme étatique.
11.Le relativisme essentiel de la psychothérapie.
12.Conscience, inconscient et individuation.
13.Des rapports de la psychothérapie et de la direction
de conscience.
14.Psychothérapie et conception du monde.
15.Conclusions et plutôt programme.
(Traduction par Roland Cahen, éditions Georg, 342
pages).
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L'Âme et
la Vie
 |
Textes réunis et présentés
par Jolande Jacobi
Ce choix de textes - plus d'un millier - éclaire
et illustre les aspects les plus caractéristiques,
les plus accessibles aussi, de la doctrine de Jung.
L'ouvrage s'adresse moins au spécialiste qu'au
lecteur soucieux de découvrir les perspectives
originales qu'ouvre cette pensée sur les domaines
les plus importants de l'existence humaine.Parmi les
thèmes abordés, on retiendra l'essence
et l'activité de la psyché (l'âme,
la conscience et l'inconscient, les archétypes,
le rêve),l'homme dans sa vie relationnelle |
(médecin et malade, l'homme et la femme, jeunesse
et vieillesse, l'individu et la communauté), le royaume
des valeurs et des choses dernières (la connaissance
de soi, la vie de l'esprit, la création, le bien
et le mal, le devenir de la personnalité, l'Occident
et l'Orient, destin, mort et rénovation, la voie
vers Dieu).
Le lecteur pourra aussi se laisser guider, à son
gré, par les titres plus précis figurant en
haut de chaque page et qui en résument le contenu
essentiel. Enfin, l'index général des matières
et des noms situé à la fin de l'ouvrage en
facilitera également une étude plus attentive.
(Traduction par Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions
Buchet Chastel, 533 pages).
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L'Âme et le
Soi
 |
Renaissance et individuation
Lorsque, après s'être séparé
de Freud sur le statut du religieux et du mythe dans
la psychanalyse, Jung a peu à peu établi
sa conception d'une réalité de l'âme,
puis, comme il le dira dans Psychologie et alchimie,
de la réalité d'un monde propre à
cette âme, il ne reviendra plus jamais sur cette
conquête décisive où se jouait pour
lui, semble-t-il, un élément déterminant
de vérité.
Encore faut-il s'entendre sur ce qu'on appelle le religieux
: loin d'en faire un irrationalisme devant lequel on
s'inclinerait - contresens |
répandu mais qu'il est urgent aujourd'hui de dissiper
enfin -, Jung l'a toujours conçu selon la leçon
de son étymologie latine, c'est-à-dire une
attitude et une volonté très soigneuses de
prise en considération, d'examen, d'évaluation.
En bref, il s'agit pour lui, précisément,
d'une démarche rationnelle qui, loin de nous incliner
à nous laisser emporter par le sacré, tend
au contraire à le mettre à distance, à
s'expliquer avec lui et, en bout de course, à en
rendre raison.
Tout le travail d'une psychologie pratique est alors un
travail de différenciation, où l'homme se
recouvre dans son intégrité : l'individuation,
telle qu'elle était déjà annoncée
dans les Sept Sermons aux morts, n'est rien d'autre que
ce processus où l'âme se découvre dans
son entièreté, c'est-à-dire dans sa
vérité singulière, vérité
qui ne s'exprime que sous la puissance du symbole.
De ce rapport de Jung au religieux, La Vie symbolique traitait
déjà, dans le domaine particulier du christianisme
et de ses hétérodoxies. Le présent
volume est surtout centré sur l'accès que
nous avons à la vie de cette âme, sur les étapes
successives du processus d'individuation, sur la fonction
d'ordre psychique qui s'y révèle et qui garantit
à la fois qu'elle organise les relations du moi et
du soi, du conscient et de l'inconscient.
D'une certaine façon, tout homme est comme l'objet
d'un autre sujet que lui-même. C'est cet autre sujet
qu'il doit pouvoir considérer dans sa pleine lumière,
et en le reconnaissant, le mettre du même coup en
rapport avec sa subjectivité initiale. L'inconscient
lui-même, selon Jung, est rempli d'"étincelles"
comme autant de conscience qui réclame à advenir,
et ces étincelles "correspondent aux particules
lumineuses prisonnières dans la physis obscure, dont
la réunion était la préoccupation essentielle
du gnosticisme et du manichéisme". (4eme de
couverture)
(Traduction par Claude Maillard, Christine Pflieger-Maillard
et Roland Bourneuf, éditions Albin Michel, 288 p).
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L'énergétique
psychique
 |
Voici les différents chapitres
qui composent cet ouvrage :
1.Energétique psychique (Généralités
sur la conception énergétiste en psychologie
- Application du point de vue énergétiste
- Les notions fondamentales de la théorie de
la libido - Le concept primitif de libido).
2.Instinct et inconscient.
3.Contributions à la connaissance du rêve
de nombres.
4.Psychologie et pathologie des phénomènes
dits occultes (Étude psychiatrique - Cas de somnambulisme
chez une femme d'hérédité chargée
- Développement de la personnalité somnambulique |
[État de veille - Les automatismes - Le changement
du caractère - Rapport avec l'accès hystérique
- Relation avec les personnalités inconscientes -
Évolution de la crise - L'hyperactivité inconsciente]).
5.Âme et mort.
6.Fondements psychologiques de la croyance aux esprits.
(Traduction par Yves Le Lay, éditions Georg, 296
pages).
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L'homme à
la découverte de son âme Structure et fonctionnement
de l'inconscient
 |
Dans la première partie de ce livre Jung nous
explique combien «nous dépendons,
dans des proportions angoissantes, d'un fonctionnement
ponctuel de notre psychisme inconscient». Il présente
l'inconscient en ces termes : «ni concentré,
ni intensif, mais crépusculaire jusqu'à
l'obscurité, il y gagne une extension immense
et il renferme côte à côte, de façon
paradoxale, les éléments les plus hétérogènes
...». La conscience, cette précieuse conquête
de l'homme, est «entourée par les abîmes
de l'inconscient comme par une mer menaçante».
La méditation sur les rêves, produits spontanés
de l'âme inconsciente, nous offre la possibilité
d'ouvrir le dialogue et de diminuer cette menace qui
pèse sur nous. |
La deuxième partie nous familiarise avec les fonctions
et les structures du conscient et de l'inconscient. Les
contenus de l'inconscient sont répartis en trois
classes : accessibles, médiatement accessibles, inaccessibles.
La conscience, «épiderme flottant sur l'inconscient
qui s'étend dans les profondeurs», utilise
certaines fonctions pour s'orienter dans l'espace extérieur
: la sensation, la pensée, l'intuition et le sentiment.
Le moi est défini comme «doté d'un pouvoir,
d'une force créatrice, conquête tardive de
l'humanité, que nous appelons volonté».
L'orientation dans l'espace intérieur nous met en
contact avec l'ombre - la partie obscure du moi -, le souvenir,
la mémoire, les affects (colère, tristesse,
angoisse), les «irruptions de l'inconscient».
L'introversion et l'extraversion distinguent deux grandes
classes d'individus, selon qu'ils s'orientent habituellement
vers le monde intérieur ou le monde extérieur.
L'expérience des associations - l'expérimentateur
invite le sujet à réagir à chaque mot
inducteur aussi rapidement que possible en prononçant
seulement le premier mot qui lui vient à l'esprit
-, montre combien le temps et le type de réaction
varient selon le mot induit : ce sont des indices de complexes.
Le complexe affectif est défini comme «image
émotionnelle et vivace d'une situation psychique
arrêtée, image incompatible, en outre, avec
l'attitude et l'atmosphère consciente habituelles
; elle est douée d'une forte cohésion intérieure,
d'une sorte de totalité propre, et, à un degré
relativement élevé, d'autonomie».
La troisième et dernière partie est consacrée
aux rêves. De nombreux exemples nous plongent dans
ce monde étrange, qui s'éclaire au fil des
interprétations. «Rien n'est obscur à
qui comprend ; seule l'incompréhension fait
apparaître les choses inintelligibles et confuses»
nous dit Jung. Il insiste sur les effets d'une interprétation
de rêves qui doit atteindre le cœur, émouvoir
l'être entier, pour le transformer durablement.
(Traduction Roland Cahen, éditions Albin Michel,
16cm x 24cm, 360p).
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L'homme et ses
symboles
 |
En 1959, lors d'une interview à la télévision
britannique (BBC) réalisée par John Freeman,
Jung parla de sa vie, de son oeuvre, de ses idées.
Il reçut de très nombreuses lettres écrites
par un public non spécialiste, séduit
par la qualité de sa présence, par son
humour, par sa modestie.
Un peu plus tard Jung rêva « qu'au lieu
de parler, assis dans son bureau, avec les grands docteurs
et les psychiatres qui venaient le voir du monde entier,
il se trouvait sur une place publique, et s'adressait
à une foule qui l'écoutait avec une profonde
attention, et comprenait ce qu'il disait ... ». |
Ce fut l'un des événements qui marqua la
naissance de ce livre.Selon sa volonté, ce livre
est une oeuvre collective, réalisée en cinq
parties :
1.Essai d'exploration de l'inconscient par C.G. Jung.
2.Les mythes primitifs et l'homme moderne par Joseph L.
Henderson.
3.Le processus d'individuation par Marie-Louise von Franz.
4.Le symbolisme dans les arts plastiques par Aniéla
Jaffé.
5.Les symboles à l'intérieur d'une analyse
individuelle par Jolande Jacobi.
Marie-Louise von Franz assure la conclusion sous le titre
« La science et l'inconscient » et publie
le texte définitif, selon les directives de Jung,
peu de temps après sa mort.
La simplicité de l'écriture, les exemples
fournis, les très nombreuses illustrations, l'index,
sont autant de qualités qui rendent cet ouvrage très
facile d'accès pour qui veut se familiariser avec
la pensée de Jung.
Éditions Robert Laffont, 19cm x 26cm, 320p.
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La vie symbolique
 |
Psychologie et vie religieuse «
Dès les premières pages de Psychologie
et Alchimie, Jung écrivait très clairement,
sans avoir peur des risques qu'il prenait de la sorte,
que '"l'âme possède naturellement
une fonction religieuse (...) et que la tâche
principale de toute éducation de l'adulte est
de faire passer l'archétype de l'image divine,
ou ses émanations et ses effets, dans la conscience".
Sur le statut proprement métaphysique d'une telle
assertion, Jung n'a jamais voulu se prononcer, considérant
qu'il sortirait alors de ses limites et de son domaine
de légitimité. |
Mais il a toujours maintenu contre vents et marées
qu'il y avait un monde propre de l'âme, et que son
oeuvre consistait à démêler la façon
dont il se manifestait et appelait l'homme à la découverte
de sa réalité fondatrice de caractère
numineux.
Se référant explicitement à Maître
Eckhart quand il disait : "Ce n'est pas au-dehors mais
à l'intérieur : tout à l'intérieur",
Jung proposait ainsi "d'observer patiemment ce qui
se passe en silence dans l'âme", dans la mesure
où tout homme a par nature "dans son âme
propre quelque chose qui peut croître".»
[...] Dans ce livre « Jung se confronte au christianisme
- soit en s'inscrivant dans les grands courants de la gnose
avec les Sept Sermons aux Morts qu'il place sous le patronage
de l'Alexandrin Basilide, soit dans des échanges
très serrés et courtois avec des religieux
et des théologiens, comme dans le texte proprement
dit de la Vie symbolique ou les lettres qu'il envoie à
un pasteur protestant ou à un carme catholique :
on pourra y voir au travail toute la puissance de sa réflexion,
mais aussi le poids de l'angoisse qu'il a toujours ressentie
- et d'autant plus comme thérapeute - devant l'insondable
mystère de l'existence du mal ». (Extrait
4eme de couverture)
(Traduction par Claude Maillard et Christine Pflieger-Maillard,
éditions Albin Michel, 268 pages)
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Le Fripon divin
 |
Paul Radin - Charles Kerényi -
C. G. Jung
Paul Radin nous présente le mythe du Fripon :
« Il n'est guère de mythe aussi répandu
dans le monde entier que celui que l'on connaît
sous le nom de "mythe du Fripon" dont nous
nous occuperons ici. Il y a peu de mythes dont nous
puissions affirmer avec autant d'assurance qu'ils appartiennent
aux plus anciens modes d'expression de l'humanité
; peu d'autres mythes ont conservé leur contenu
originel de façon aussi inchangée. (...)
Il est manifeste que nous nous trouvons ici en présence
d'une figure et d'un thème, ou de divers thèmes, |
doués d'un charme particulier et durable et qui
exercent une force d'attraction peu ordinaire sur l'humanité
depuis les débuts de la civilisation. »
Le livre débute par l'exposition, suivi du commentaire
de Paul Radin, d'un mythe des indiens Winnebagos du Moyen-Wisconsin
et du Nebraska-Oriental.
Charles Kerényi dans un deuxième volet étudie
les analogies de ce mythe qui se trouvent dans la civilisation
et dans la mythologie grecques.
Carl Gustav Jung assure la postface et nous livre une description des
problèmes psychologiques liés au personnage
du Fripon en général.
(Traduction par Arthur Reiss, éditions Georg, 203
pages).
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Les Énergies
de l'âme
 |
Séminaire sur le yoga de la Kundalinî
On savait depuis longtemps que Jung s'était intéressé
à l'Orient, mais on connaissait surtout ses textes
sur le bouddhisme - qu'il s'agisse du zen ou du bouddhisme
tibétain. Sa profonde relation avec la tradition
indienne du tantrisme nous est révélée
ici par son séminaire sur le yoga où les
images symboliques ont le plus de force, et où
l'« image cosmique » qui réside en
chacun de nous est le plus systématiquement,
et parfois le plus violemment, sollicitée. |
Ce livre, essentiel dans l'œuvre de Jung, nous permet
de comprendre pourquoi le fondateur de la « psychologie
des profondeurs » a établi sa notion d'un archétype
du « Soi » à partir des textes sacrés
indiens. Il nous introduit aussi dans une énergétique
de l'âme dont le besoin, aujourd'hui, se fait de plus
en plus ressentir. (4eme de couverture)
(Traduction par Zéno Bianu, éditions Albin
Michel, 14cm x 22cm,
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Métamorphoses
de l'âme et ses symboles
 |
avec 300 illustrations choisies par Jolande
Jacobi
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna
cette quatrième édition, considérablement
amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant
d'un cas individuel - celui, exposé par Théodore
Flournoy, d'une jeune Américaine auteur de poèmes
dans un état semi-inconscient - il ouvrait à
sa discipline des perspectives radicalement neuves.
En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre
à une vaste enquête sur les symboles et
les mythes culturels et religieux, développe
sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque, |
élargissant en fait le champ de la psychanalyse
à une psychologie générale de l'humanité
et de la culture.
Dès sa première parution, ce livre qui marquait
sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et
discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir
et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses
et l'un des classiques mondiaux de la psychanalyse.(4eme
de couverture)
(Traduction par Yves Le Lay, éditions Georg, 770
pages).
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Les rêves
d'enfants (tome1)
 |
Ce premier tome regroupe un ensemble de rêves
d'enfants. Ils ont fait l'objet de plusieurs séminaires
dans la période 1936 - 1941.
Les matériaux produits, les analyses sont particulièrement
riches. Les mystères de l'âme enfantine
sont explorés, tous les âges sont représentés
de quatre ans à l'adolescence.
Plusieurs intervenants de qualité présentent
les rêves étudiés, citons Markus
Fierz, les docteurs Frey, Spitz, Pitsch, Marie-Louise
von Franz, Emma Steiner, Mme Margret Sachs ... |
Voici quelques lignes extraites de ce livre :
« C'est pourquoi il est si extraordinairement important,
dans l'éducation, que les parents sachent quels sont
leurs problèmes, et qu'ils ne s'y ferment pas ; sans
quoi les enfants sont obligés de vivre une vie qui
est tout simplement impossible ; de faire des choses affreuses,
qui ne sont pas du tout dans leur nature, mais transmises
par leurs parents. Il y a alors des phénomènes
vraiment intéressants. Quand on étudie l'histoire
d'une famille et que l'on analyse les relations entre enfants
et parents, on peut voir souvent le fil rouge de la destinée.
La malédiction des Atrides se trouve parfois en plusieurs
exemplaires dans une seule et même famille.»
(page 118).
Ce livre est facile à lire, à recommander
à tous ceux qui ont la charge de l'éducation
des enfants.
(Traduction Claude Maillard, éditions Albin Michel,
345 pages).Retour
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Les rêves
d'enfants (tome 2)
 |
Avant et au début de la seconde
guerre mondiale, Jung réunit autour de lui, à
Zurich, un séminaire d'études et de recherches
sur les rêves d'enfants âgés de trois
à quinze ans.
Durant cinq années, ce séminaire va s'attacher
à explorer et à éclaircir autant
que possible des productions oniriques enfantines, afin
de comprendre comment les structures psychiques de l'humain
se mettent en place et se manifestent bien avant l'âge
adulte.
On a dit souvent que, contrairement à Freud,
Jung ne s'intéressait pas à l'histoire
de ses sujets, et n'accordait pas de toute façon
une grande importance à ce qui se passait dans
l'enfance. |
Si on entend ces mots au sens d'une stricte causalité
psychique, c'est sans doute vrai. Mais du point de vue de
la construction de la personnalité et de l'apparition
dans l'humain de ces dynamiques de l'inconscient qui vont
le marquer pour la vie, ce volume démontre qu'il
n'y a rien de plus faux.
Prenant la suite des séminaires de 1936-37 et 1938-39,
ce second tome des Rêves d'enfants complète
une recherche profondément originale qui nous fait
considérer l'enfant non seulement comme un être
en devenir, ce qu'il est évidemment, mais aussi (faisant
écho à beaucoup de nos préoccupations
contemporaines), comme un être humain déjà
à part entière et, de ce fait, à égale
dignité avec le monde adulte. (4eme de couverture)
(Traduction Alexandre Tondat, éditions Albin Michel,
351 pages).
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le divin dans l'homme
 |
Lettres sur les religions choisies et
présentées par Michel Cazenave
Toute sa vie, Carl Gustav Jung a travaillé sur
les rapports subtils qui lient la psychologie et le
sentiment religieux. Loin de voir dans la religion une
phénomène d'illusion ou une forme sublimée
de la névrose obsessionnelle, il a toujours considéré
que la « fonction religieuse » était
constitutive de l'inconscient. Cherchant à cerner
avec le plus de précision possible cette dimension
incontournable de l'âme, il en a décrit
les représentations symboliques |
encore vivantes dans de nombreuses traditions spirituelles.
Mais il a toujours refusé de se prononcer sur le
« divin en soi », ou sur la vérité
de quelque religion que ce soit.
C'est dans sa correspondance que Jung s'est expliqué
le plus clairement sur sa position à la fois rigoureuse
et périlleuse concernant la religion. Ses lettres
sur « l'image de Dieu », sur le christianisme,
le judaïsme ou les spiritualités orientales,
rassemblées et présentées ici par Michel
Cazenave, révèlent l'authenticité d'un
scientifique ouvert à l'expérience intérieure.
(4eme de couverture)
Éditions Albin Michel, collection bibliothèque
spirituelle, 12cm x 19cm, 527page
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« Ma vie
»
 |
Souvenirs, rêves et pensées
recueillis et publiés par Aniéla Jaffé
« J'ai donc entrepris aujourd'hui, dans ma quatre-vingt-troisième
année, de raconter le mythe de ma vie. »
C'est au printemps 1957, quatre ans avant sa mort, que
C.G. Jung éprouva le besoin de raconter à
sa collaboratrice, Mme Aniela Jaffé, ce qu'il
considérait comme l'essentiel de son existence
et, rédigeant lui-même les passages les
plus importants, la chargea de coordonner le tout. Un
des grands fondateurs de la psychanalyse se fait le
témoin de lui-même. |
Très peu d'événements extérieurs
: l'enfance de fils de pasteur, les combats psychiatriques
du début du siècle, les voyages en Afrique
du Sud et au Nouveau-Mexique, la construction sur un plan
symbolique de la tour de Bollingen : autant de précisions
autobiographiques qui éclairent cependant la genèse
d'une des oeuvres qui ont le plus influencé l'essor
contemporain de la psychologie des profondeurs. Particulièrement
instructive à cet égard est la rencontre avec
Freud, puis les démêlés avec le maître,
jusqu'à la rupture de l'héritier présomptif
à propos du rôle de la sexualité dans
le développement du psychisme.
Mais toutes ces aventures ne sont évoquées
qu'en fonction des rencontres plus fondamentales du conscient
et de l'inconscient. « Ma vie est l'histoire d'un
inconscient qui a accompli sa propre réalisation.
» Souvenirs, rêves et pensées est l'auto-analyse
d'un des grands rêveurs de l'humanité qui s'explique
en même temps sur l'au-delà, les mythes, les
symboles, l'inconscient collectif et, jamais plus clairement
qu'ici, sur la religion. (4eme de couverture)
(Traduction par Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions
Gallimard, collection Témoins, 532 pages).
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Mysterium conjunctionis
(tome 1)
 |
Études sur la séparation
et la réunion des opposés psychiques dans
l'alchimie
(Avec la collaboration de Marie-Louise von Franz)
L'alchimie a fourni à C.G. Jung "la forme
lui permettant de modeler et de communiquer ses expériences
dans la ligne d'une tradition historique de l'Occident"
(M.L. von Franz). Mysterium conjunctionis est le fruit
le plus pur de ces épousailles. L'auteur, couronnant
son oeuvre, y présente le trésor ramené
de son dialogue avec les anciens grimoires, inlassablement
poursuivi au long d'un quart de siècle.
|
Mais, chez le médecin-philosophe de Küsnacht,
le passé n'est là que pour confirmer, étayer
et éclairer le présent. On doit rappeler à
ce sujet les termes qu'il utilise, dans Ma vie, pour caractériser
son ouvrage : "Ce n'est qu'avec Mysterium conjunctionis
que ma psychologie fut définitivement placée
dans la réalité et reprise en sous-œuvre
comme un tout, à l'aide de matériaux historiques."
Et il ajoute : "Ainsi ma tâche était accomplie,
mon oeuvre faite, et maintenant elle peut tenir debout."
Ce fier témoignage fait indiscutablement du Mysterium
le testament de Jung, son chef œuvre au sens médiéval
du terme.
En publiant, nous avons conscience de mettre entre les mains
de quiconque se penche sur son propre mystère un
élément de la "chaîne d'or"
qui l'aidera à diriger sa marche et à en conjurer
les périls. (4eme de couverture)
(Traduction par Etienne Perrot , éditions Albin Michel,
320 pages).
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Mysterium conjunctionis
(tome 2)
 |
Études sur la séparation
et la réunion des opposés psychiques dans
l'alchimie
Avec la collaboration de Marie-Louise von Franz
Mysterium conjunctionis est le fruit de la confrontation
poursuivie pendant plus de vingt ans par C.G. Jung aidé
de Marie-Louise von Franz avec l'alchimie historique
dont la psychologie des profondeurs "a repris le
sentier perdu".
Dans ce second volume l'auteur aborde de façon
plus centrale le "mystère de la conjonction",
objet et but commun des deux disciplines. Il s'agit
d'une réconciliation des opposés qui a
pour siège l'homme ordinaire et entraîne
son "ennoblissement", |
faisant éclore en lui la figure archétypique
de l'anthropos, homme primordial (Adam et Kadmon) et "dieu
terrestre", auquel la psychologie moderne donne le
nom de Soi. Ainsi s'opère "la guérison
du roi" qui met fin à la stérilité
du royaume.
Écartant soigneusement toute spéculation métaphysique
ou théologique, le psychologue de Zurich nous lègue,
comme fruit de ses observations et aboutissement de sa méthode,
la réalité empirique de "l'homme passant
infiniment l'homme" célébré par
les grands enseignements religieux de l'humanité.
Un pareil témoignage ne peut être pris à
la légère à l'heure où l'extension
du chaos à l'échelle de la planète
intensifie l'appel d'une "libération".
Jung montre le chemin d'un accomplissement source de sens
et de paix. Il nous place ainsi devant une responsabilité
aussi lourde que remplie d'espérance. (4eme de couverture)
(Traduction par Etienne Perrot , éditions Albin Michel,
434 pages).
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Présent
et avenir
 |
Malgré leurs divergences, Jung
et Freud s'accordent pour penser que l'épanouissement
de l'individu est menacé par le développement
de la civilisation. La pression des masses organisées
plonge l'individu dans un état de "somnambulisme
infantile" où il perd sa dignité.
La science qui l'ignore au profit des abstractions de
la statistique légitime cette évolution.
De surcroît, les grandes idéologies de
masse - politiques ou religieuses - portent jusqu'à
la dépossession de soi cette réduction
de l'individu réel à la moyenne abstraite
de l'homme commun entreprise par le rationalisme scientifique. |
Mais le pire, c'est que l'on fuit alors la raison pour
le mythe, qu'il s'agisse des religions ou des dictatures,
de la Cité de Dieu ou de l'État déifié.
Toutefois, cette perspective réductionniste n'est
pas inéluctable.
La voie indiquée par Jung pour y échapper
consiste à porter le regard vers les "profondeurs"
du Soi, pour intégrer les énergies archétypiques
qu'il révèle. Ce "processus d'individuation"
est la condition préalable qui ouvrira à terme
les voies d'un "compromis entre l'individu et la société".
(Traduction par Roland Cahen, René et Françoise
Baumann, éditions Buchel Chastel, 213 p)
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Problèmes
de l'âme moderne
 |
Cet ouvrage est composé de 4
parties:
I - La structure de l'âme :
1.Âme et terre.
2.L'esprit et la vie.
3.Psychologie analytique et conception du monde.
II - L'homme et l'existence :
1.L'homme archaïque.
2.Le problème psychique de l'homme moderne.
3.Typologie psychologique.
4.Au solstice de la vie.
5.Devenir de la personnalité.
III - La femme et le couple :
1.La femme en Europe.
|
2.Le mariage, relation psychologique.
IV - La poésie et l'art :
1.Psychologie et poésie.
2.La psychologie analytique dans ses rapports avec l'œuvre
poétique.
3.Paracelse.
4.Freud.
5.Ulysse (monologue).
6.Picasso.
(Traduction par Yves Le Lay, éditions Buchet Chastel,
466 pages).
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Psychogenèse
des maladies mentales
 |
Avant de rencontrer Freud et la psychanalyse,
Carl Gustav Jung travaillait déjà sur
la schizophrénie aux côtés d'Eugen
Bleuler et Auguste Forel. La qualité, le niveau
et l'originalité de ses recherches lui valurent
une notoriété certaine et la réputation
d'un psychiatre prometteur. Son essai sur « La
psychologie de la démence précoce »
attira l'attention de Freud au moment où Jung
lui-même découvrait son « interprétation
des rêves ». A la psychanalyse naissante,
Jung associait le terrain de la psychose alors mal connu,
suscitant ainsi réexamens et réévaluations
de certains points fondamentaux. |
En 1959, dans ses Considérations actuelles sur
la schizophrénie, Jung constatait avec regret que,
depuis ses premières publications, les connaissances
sur la nature profonde de cette maladie mentale restaient
très fragmentaires. Il ferait sans doute encore le
même constat aujourd'hui malgré les avancées
neurobiologiques ou cognitives qui ont été
effectuées.
Ce volume présente un intérêt d'autant
plus grand que c'est très certainement par sa formation
de psychiatre et par sa connaissance de la psychose - singulièrement
de la schizophrénie - que s'explique la rupture ultérieure
de Jung avec Freud et la théorie nouvelle qu'il sera
amené à bâtir : « Le fréquent
recours à des formes et à des productions
associatives archaïques qui sont observées dans
la schizophrénie, écrit-il dans son essai
sur la schizophrénie, m'a donné pour la première
fois l'idée d'un inconscient non seulement constitué
de contenus de conscience originelle perdus, mais d'une
strate plus profonde, avec un caractère tout aussi
universel que les motifs mythiques qui caractérisaient
l'imagination humaine en général. »
(4eme de couverture)
(Traduction par Josette Rigal, éditions Albin Michel,
383 pages).
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Psychologie de l'inconscient
 |
Cet ouvrage, écrit par Jung au
moment de la rupture des relations qu'il entretenait
avec Sigmund Freud - en 1913 - est composé
de huit chapitres :
I.La psychanalyse.
II.La théorie de l'Éros.
III.L'autre point de vue : la volonté de puissance.
IV.Les types d'attitude.
V.L'inconscient individuel et l'inconscient collectif
ou supra-individuel.
VI.La méthode synthétique ou constructive.
VII.Les archétypes de l'inconscient collectif. |
VIII.Considérations générales sur
l'inconscient et la thérapeutique analytique.
(Traduction par Roland Cahen, Georg, 221 pages).
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Psychologie du
transfert
 |
Jung raconte : "Lors de notre premier
entretien, Freud me demanda tout à trac : - et
que pensez-vous du transfert ?... Je lui répondis
qu'à mon avis c'était l'alpha et l'oméga
de la méthode. - Alors, me dit-il, vous avez
compris l'essentiel."
Le dialogue entre praticien et patient (ou patiente)
est une réalité brûlante. Sur ce
point comme sur tant d'autres, Jung avait conscience
d'avoir mené à son terme la recherche
de son prédécesseur. Cela ne put se faire
que par la reconnaissance de la dimension transpersonnelle
de l'échange thérapeutique. Pour la mettre
en évidence Jung recourt au symbolisme alchimique. |
A travers la rencontre de deux individus, il montre la
mise en présence, à des niveaux divers, de
deux archétypes, "le roi et la reine",
l'homme et la femme en tant que principes. S'appuyant sur
les figures d'un traité publié en 1550, Le
Rosaire des philosophes (Rosarium philosophorum), il décrit
les phases dramatiques conduisant aux "noces royales".
La mort et la résurrection des deux partenaires donnent
naissance au "fils des sages" ou androgyne, où
s'unifient le masculin et le féminin.
Les chatoiements des symboles hermétiques laissent
transparaître à chaque ligne l'expérience
d'un praticien hardi et doté d'un sens aigu de sa
responsabilité éthique, au service de l'âme,
"sa seule maîtresse". Le transfert, périlleuse
et irremplaçable voie d'amour, est le cœur de
la psychologie des profondeurs. La pudeur habituelle de
Jung ne l'a pas empêché de lever ici un coin
du voile. Cet ouvrage servira de guide à quiconque
est appelé à plonger, par le dialogue, dans
"le feu secret des sages", nom de l'amour transformant,
créateur de l'hermaphrodite, l'un des mille noms
de la totalité psychique, du Soi jungien. (4eme de
couverture)
(Traduction par Etienne Perrot , éditions Albin Michel,
216 pages).
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Psychologie et alchimie
 |
Avec Psychologie et Alchimie, nous pénétrons
dans un domaine où le génie de Jung éclate
avec une entière originalité. Jamais livre
éclairant une énigme séculaire
n'a été aussi clair et aussi lumineux.
Son volume et son ampleur mêmes sont nécessaires
à la limpidité. Les merveilleuses illustrations
(270) font le reste.
Cet ouvrage montre que dans l'alchimie, l'homme, en
affrontant les énigmes de la matière,
affrontait le plus souvent, et à l'époque
sans guère le savoir les énigmes les plus
brûlantes et les plus solennelles de son esprit
et de sa vie. |
Les archétypes qui se sont exprimés entre
autres dans l'alchimie étant la matière première
potentielle de toutes les structures mentales, cet ouvrage
va irradier et jeter des lumières dans tous les domaines,
scientifiques, philosophiques, psychologiques, voire métaphysiques
et religieux. Éclairant et élucidant une énigme
fondamentale du passé, cet ouvrage ouvre aussi les
portes d'un avenir plus humain : l'homme enrichi par les
apports de l'inconscient collectif apprendra de mieux en
mieux à se désaliéner des fascinations
abusives et à se recentrer avec de plus en plus de
fraternité sur le seul bien dont on doit être
tout à fait certain, sur lui-même, sur l'homme
et ses étonnantes potentialités. (4eme de
couverture)
(Traduction par Henry Pernet et Roland Cahen, éditions
Buchet Chastel, 705 pages).
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Psychologie et
éducation
 |
Dans ce volume se trouve groupé
l'essentiel des travaux de Jung concernant l'éducation.
Éducation de l'enfant mais encore éducation
de l'adulte qui conditionne - ô combien - la première.
L'œuvre éducative est d'une grande complexité.
Elle est intimement liée aux structures mentales
conscientes et inconscientes qu'elle vise à faire
progresser.
Aussi ne pouvait-elle pas recevoir une impulsion violente
et révolutionnaire des plans profonds de l'homme. |
C'est une nouvelle vision du devenir de l'enfant et de
l'homme qui se dégage de cet ouvrage, du grand clinicien
de l'âme et du grand éducateur que fut Jung.
Cet ouvrage concerne donc tous les éducateurs ; or,
par-delà les professionnels de l'éducation,
nous sommes tous des éducateurs de nous-mêmes
et de nos proches ! (4eme de couverture)
(Traduction par Yves Le Lay, L. Devos et Olga Raesvski,
éditions Buchel Chastel, 266 pages).
(Traduction par Yves Le Lay, L. Devos et Olga Raesvski,
éditions Buchel Chastel, 266 pages).
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Psychologie et
orientalisme
 |
On sait l'intérêt de Jung
pour les traditions orientales. Le public français
a déjà pu en mesurer l'importance à
travers les oeuvres déjà traduites, et
nous avons consacré le premier volume de cette
collection aux réflexions que le Mystère
de la Fleur d'Or a inspirées au psychologue de
Zurich. Il nous a paru utile de rassembler, dans ce
cinquième volume, la quasi-totalité des
textes concernant directement l'orientalisme. Écrits
de 1935 à 1960, ils se caractérisent à
la fois par la variété des thèmes
et par l'unité d'inspiration. |
Ces écrits une fois traduits, il convenait de choisir
l'ordre dans lequel ils seraient présentés.
Un classement chronologique risquait de ne pas faire suffisamment
ressortir les grand thèmes, et d'autre part une présentation
thématique pouvait paraître artificielle. Les
éditeurs de la grande édition allemande des
Oeuvres Complètes (Gesammelte Werke, Olten und Freiburg-im-Breisgau)
avaient tenté de résoudre ce problème
en tenant compte, autant qu'il était possible, de
ces exigences contradictoires. Nous avons cru devoir adopter
l'ordre de présentation qu'ils ont eux-mêmes
retenu ; il nous a paru le meilleur, compte tenu du fait,
néanmoins, que certains textes de Jung sur l'orientalisme
sont précédés ou suivis, dans cette
grande édition, d'autres écrits du même
auteur et venant les éclairer. (4eme de couverture,
Antoine Faivre et Frédérick Tristan)
(Traduction par Paul Kessler, Josette Rigal et Rainer Rochlitz,
éditions Albin Michel, 293 pages).
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Psychologie et religion
Cette étude permet de saisir dans sa profondeur la
réalité du sentiment et de l'expérience
religieuse, la place et le rôle du christianisme à
l'égard des autres religions, le sens du dogme et
du rite.
Parmi les divers moyens d'accès au religieux Jung
retient et explique la voie psychologique ce qui lui permet
de considérer l'autonomie de l'inconscient et les
différents symboles.
Un tel ouvrage oblige le chrétien et l'athée
à considérer avec un regard neuf les diverses
positions d'adhésion ou de refus. (4eme de couverture).
Cet ouvrage est composé de trois parties :
I.L'autonomie de l'inconscient.
II.Le Dogme et les Symboles naturels.
III.Histoire et Psychologie d'un Symbole naturel.
(Traduction par Marthe Bernson et Gilbert Cahen, éditions
Buchet Chastel, 218 pages).
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Réponse à
Job
C.G. Jung : "Clément de Rome professait que
Dieu régentait le monde avec une main droite et une
main gauche. La main droite signifiait le Christ et la gauche
Satan. La conception de Clément est manifestement
monothéiste puisqu'il réunit les principes
opposés dans un Dieu.
Plus tard, toutefois, le christianisme devint dualiste dans
la mesure où la part des éléments opposés,
personnifiée par Satan se trouve dissociée
et où Satan se trouve banni dans un état d'éternelle
malédiction. Le voilà le problème central.
Il est d'une signification essentielle et il est à
l'origine de
la doctrine chrétienne du salut. Si le christianisme
a la prétention d'être une religion
monothéiste il ne peut se passer de l'hypothèse
que les contraires sont unifiés dans un Dieu. Mais
ceci pose un grave problème religieux : le problème
de Job. Le but de mon livre est d'en montrer le développement
historique aux travers les siècles, depuis l'époque
de Job, jusqu'aux événements symboliques les
plus récents. Pendant plusieurs années j'hésitais
à publier ma "Réponse à Job"
car je me rendais compte d'avance des conséquences
de cette démarche et de la tempête qu'elle
déclencherait. Mais j'étais possédé
par l'urgence et par la lourde signification de problème
et je ne pouvais pas m'en détacher. Aussi je me vis
contraint d'accueillir le problème dans son entier
et je le fis en décrivant mon expérience personnelle
où figurait toutes mes émotions subjectives.
(4eme de couverture)
(Traduction par Roland Cahen, Postface d'Henry Cordin,
éditions Buchet Chastel , 306 pages).
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Sur l'interprétation
des rêves
C'est par "l'interprétation des rêves"
que Jung se rallia à Freud. Le psychiatre suisse
y trouvait en effet une "voie royale" vers l'inconscient
qui lui permettait une nouvelle approche de certains de
ses malades schizophrènes. L'accord n'était
cependant pas total et, après sa rupture avec Freud,
Jung développa une autre méthode d'interprétation
des rêves qui, sans renier les apports du fondateur
de la psychanalyse, essayait de dépasser ce qu'il
considérait comme une fixation unilatérale
sur la théorie de la libido.
Pour Jung, le rêve ne peut s'expliquer, dans la plupart
des cas, qu'à partir de lui-même, sans être
réduit à des présupposés théoriques
qui lui feraient dire autre chose que ce qu'il dit réellement.
Dans cette optique, le rêve, produit de l'inconscient
le plus profond qui cherche à se dévoiler,
ne se comprend qu'à travers l'effort de l'âme
à être reconnue.
Ce livre, à l'issu d'un séminaire d'études
tenu par Jung avec certains de ses élèves
les plus importants, passe aussi en revue les grands systèmes
d'interprétation des rêves depuis l'Antiquité,
tente d'en expliquer les ressorts et, à travers un
foisonnement d'exemples commentés, montre de manière
vivante comment écouter et comprendre les images
oniriques qui sont le pendant de notre aventure intérieure.
(4eme couverture)
(Traduction Alexandra Tondat, éditions Albin Michel,
320 pages).
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Synchronicité
et Paracelsica
La synchronicité représente de toute évidence
l'un des nœuds théoriques principaux de la pensée
et de l'œuvre de Jung. Alors que celui-ci en découvre
très tôt la présence et les manifestations
(il en parle dès 1930), en déclarant à
propos du Yi King que ce dernier "repose en effet,
non sur le principe de causalité, mais sur un principe
non dénommé jusqu'ici - parce qu'il ne se
présente que chez nous - auquel j'ai donné,
à titre provisoire, le nom de principe de synchronicité",
il ne se décide cependant à publier à
son sujet de manière systématique et réglée
que très tard dans sa vie, à la fin des années
quarante et au début des années cinquante.
Encore ne s'agit-il pas pour Jung de fournir une explication
définitive à un domaine qu'il qualifie d'"obscur"
et de "problématique", mais d'y ouvrir
un accès dont il a la conscience aiguë de combien
il se heurte à nombre de préjugés (de
nature à la fois intellectuelle, idéologique
et subjective) dans la société occidentale
moderne.
S'il se résout à cet effort, c'est par un
double souci d'élucidation scientifique et philosophique,
ainsi que devant l'importance humaine du phénomène,
et l'exigence intérieure du souci thérapeutique
que l'a toujours animé.
(...) Entre les deux parties de ce volume consacrées
à la synchronicité, nous avons intercalé
les trois textes composés par Jung sur Paracelse.
C'est que la vue alchimique du monde et du destin de l'homme
et la doctrine des arcanes reposent sur la théorie
des signatures et des correspondances, qui représente
la conception même de "la synchronicité
avant la synchronicité". Il ne s'agissait pas
seulement par là de faire ressortir l'unité
de pensée et la cohérence que sous-tendent
toute l'œuvre de Jung dans ses multiples intérêts
pour le taoïsme ou l'alchimie par exemple, mais aussi
de mettre en lumière le profond arrière-plan
psychique que requiert la conception de la synchronicité,
et d'illustrer la loi de contamination des archétypes
qui préside au travail de la réalité
psychique objective. (extrait 4eme de couverture,
rédigé par Michel Cazenave)
(Traduction par Claude Maillard et Christine Pflieger-Maillard,
éditions Albin Michel, 352 pages).
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Types psychologiques
Introversion et extraversion sont des termes qui sont passés
dans le langage courant. Les "Types psychologiques"
font une large place à ces concepts : "Qui ne
connaît ces natures fermées, difficilement
pénétrables, souvent ombrageuses, qui contrastent
violemment avec ces caractères ouverts, sociables,
souvent enjoués, ou tout au moins aimables et d'un
abord facile, qui s'accordent ou se chicanent avec tout
le monde ...". Chacun reconnaîtra l'opposition
qui existe entre les caractères de type introverti
et ceux de type extraverti.
Au delà de ces types généraux d'attitude
existent quatre fonctions psychologiques :
1.La pensée.
2.L'intuition.
3.Le sentiment.
4.La sensation.
La combinaison des types et des fonctions est décrite
tout au long de cet ouvrage de référence.
Le dernier chapitre est consacré aux définitions
des principaux termes utilisés.
(Traduction par Yves Le Lay, éditions Georg, 506
pages).
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Un mythe moderne
Des "signes du ciel"
Cet ouvrage traite "de ces bruits, de ces rumeurs qui
courent, issus de tous les coins du monde, sur des objets
ronds, circulant à travers notre troposphère
et notre stratosphère, objets que l'on appelle des
"soucoupes volantes", des "disques",
des "sauceurs" ou des "Ufos" (Unidentified
Flyind Objects, objets volants non identifiés)."
Jung précise : "Cette rumeur, ces bruits et
le problème de l'existence physique éventuelle
des objets volants qu'ils évoquent me paraissent
tellement importants que je crois de mon devoir de lancer
un cri d'alarme, comme je le fis à l'époque
où se préparaient des événements
qui devaient frapper l'Europe au plus profond d'elle-même".
Il fait allusion ici à la seconde guerre mondiale
(voir le chapitre Wotan publié en 1936, Aspects du
monde contemporain).
Il ajoute : "l'humanité doit s'attendre à
des événements d'où sortira la fin
d'un éon, la fin d'une ère, la fin d'une grande
époque du monde." Ce livre nous donne des indications
précieuses sur le sens de ces événements
qui sont aujourd'hui d'une première actualité.
(Traduction par Roland Cahen, René et Françoise
Baumann,
éditions Gallimard folio, 328 pages).
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