N A L P A

dtemp001_3.jpg (959 octets)
Documentation

 

 Ce site à reçu

Visiteurs

MonCompteur.com - Offrez-vous un compteur de visites gratuit !

(Visiteurs tous sites confondus)

Contact mail

- Pierre Dassigny -

Historique du DSM-IV

Les phénomènes psychologiques, les sensations, les émotions, les sentiments, sont très réels, mais en même temps très abstraits. Aussi, comme les choses matérielles sont plus immédiatement accessibles que les abstractions, l'étude des nombreux aspects physiques de la santé s'est développée beaucoup plus rapidement que l'étude de la santé mentale.

Les troubles mentaux observés pendant la seconde guerre mondiale chez les soldats soumis aux stress de la vie militaire et des combats avaient conduit beaucoup d'auteurs à considérer les troubles mentaux comme la conséquence du stress. Dans la vie civile, le stress a été mis en relation avec la pauvreté. Si les troubles mentaux ne représentaient que différentes formes d'une même maladie causée par le même facteur étiologique, la classification des troubles perdait beaucoup de son intérêt. Tous les troubles mentaux étaient donc étudiés globalement à l'aide d'instruments censés mesurer la détresse psychologique provoquée par le stress. Les échelles de détresse psychologique évaluaient surtout les troubles anxieux, ce qui a longtemps fait croire que la psychopathologie était plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Par ailleurs, à cette époque, en santé mentale les classifications étaient peu précises. Elles permettaient une marge d'interprétation importante, ce qui limitait leur intérêt (Valla & Bergeron, 1994).

Dans les années 60, le développement de la pharmacologie a ramené les classifications au premier plan. En effet, certains médicaments amélioraient spécifiquement tel ou tel regroupement de symptômes. Aussi, pendant les années 70 plusieurs tentatives de classification des troubles mentaux ont successivement vu le jour aux États-Unis, pour aboutir en 1979 à la parution du DSM-III ((Association américaine de psychiatrie, 1983, original 1979) et presqu'aussitôt à celle du DIS (Robins et coll., 1981), l'instrument qui opérationnalisait cette classification auprès de la population adulte. Pour réduire la part de l'interprétation, les définitions diagnostiques proposées par le DSM-III visaient à être aussi précises que possible (Robins, 1990).

Les années 80 ont vu les premiers succès remportés par cette approche avec l'ECA (1984), une étude américaine sur 17 000 sujets qui, entre autres résultats, a rétabli l'égalité des sexes face aux troubles mentaux en démontrant la fréquence des problèmes d'alcool et des comportements antisociaux chez les hommes. L'approche adoptée par le DSM-III a été poursuivie dans la version révisée, le DSM-III-R, paru en 1987 et dans le DSM-IV, paru en 1994. Parallèlement, l'OMS (1993) a publié la dixième version de sa classification internationale des maladies (CIM-10) qui reprend beaucoup des éléments du DSM-IV. Ces classifications récentes se veulent de plus en plus complètes et précises.