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Dépression
( une première approche) :
Apathie, tristesse, angoisse, anxiété, fatigue,
épuisement, stress, Lyon Dépression nalpa
lyon stress« déprime », « cafard
», spleen, abattement, mélancolie, neurasthénie,
lassitude, langueur… la liste est longue de tous les
états qui peuvent dégrader l’humeur
et diminuer les affects des individus, de façon profonde
ou passagère. Pour autant, peut-on toujours parler
de « dépression », comme le laisserait
penser une certaine dérive verbale actuelle, prompte
à dramatiser et à généraliser
les difficultés quotidiennes ? À l’inverse,
doit-on systématiquement écarter ce diagnostic
en méconnaissant tous les « masques »
qu’est susceptible de revêtir cette affection
polymorphe (pour cette raison, une grande partie des dépressions
n’est pas diagnostiquée) ? Une approche complexe
pour un syndrome souvent flou dans l’esprit du grand
public mais dont les critères diagnostiques, depuis
une quinzaine d’années, ont été
précisés, et qu’il paraît utile
de clarifier tant il touche un nombre considérable
de personnes dans toutes les régions du monde et
tant il peut avoir de répercussions graves sur leur
santé, voire sur leur vie privée et sociale.
Histoire de cas
Madeleine C. est une dame de 45 ans qui a été
admise aux soins intensifs double diagnostic il y a 3 jours,
avec un diagnostic de dépression majeure. Elle a
perdu 5 kilos depuis un mois. Elle
est continuellement couchée, démontre une
absence d'appétit,
pleure et est inconsolable. Elle dit qu'elle préférerait
mourir que cela serait un soulagement important pour sa
famille. Elle se
décrit comme un poids pour son entourage. Elle se
sent épuisée, n'a plus de courage pour se
battre. Elle est incapable de prendre une décision
par exemple ne sais pas quelle jaquette mettre.
Elle ne veut pas se lever. Son hygiène laisse à
désirer. Elle se culpabilise face au poids qu'elle
représente pour son mari et
ses enfants. Elle leur a suggéré de faire
leur vie sans elle.
Bien que les causes de la dépression n'aient pas
été élucidées, la plupart des
experts croient que sa cause médicale est un déséquilibre
chimique dans le cerveau. La dépression peut aussi
être héréditaire; le risque de développer
la dépression est donc plus grand quand un proche
parent a souffert de dépression. Certains événements
marquants, comme un décès dans la famille,
la perte de son travail ou la retraite, la naissance d'un
enfant ou la ménopause peuvent aussi rendre les personnes
plus vulnérables à la dépression. Un
certain nombre de maladies, comme l'arthrite ou des maladies
du cœur ou de la glande thyroïde, peuvent provoquer
des symptômes de dépression. C'est pourquoi
il est important de consulter son médecin quand on
se sent déprimé. Seul un médecin peut
déterminer la cause de la dépression et individualiser
le traitement en conséquence. Les symptômes
de la dépression s'accompagnent presque toujours
de symptômes d'anxiété. Il est donc
souvent important de choisir un médicament qui traite
les deux genres de symptômes. Malheureusement, certains
médicaments contre la dépression aggravent
l'anxiété. Si votre traitement vous rend anxieux,
parlez-en à votre médecin, qui pourra trouver
une façon de soulager les deux types de symptômes.
Le traitement peut réduire la douleur et la souffrance
occasionnées par la dépression. Plus on se
fait traiter tôt, plus on se rétablit vite.
Quelle que soit la maladie, plus on attend pour consulter
un médecin, plus le traitement risque d'être
difficile ou long. Il arrive qu'un traitement antidépresseur
commence à soulager les symptômes au bout de
deux semaines, mais il ne faut pas se décourager
si cela prend plus de temps. Il existe de nombreux traitements
contre la dépression. Si le premier traitement échoue,
le médecin peut généralement en trouver
un autre qui soit efficace. N'arrêtez jamais de prendre
un médicament avant d'en avoir parlé à
votre médecin. Quand on arrête de prendre un
antibiotique trop tôt, on risque d'avoir une rechute
et de se sentir pire que la première fois. C'est
un peu la même chose avec la dépression. Une
fois que le médicament commence à faire effet,
il est essentiel de continuer à le prendre pour que
les symptômes ne reviennent pas. Quand la prescription
sera terminée, vous et votre médecin pourrez
déterminer si vous devriez poursuivre ou arrêter
le traitement. Dans ce dernier cas, votre médecin
devra vous expliquer la meilleure façon de mettre
fin à votre traitement. L'arrêt trop brusque
d'un traitement antidépresseur peut provoquer des
symptômes désagréables, qu'on peut éviter.
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